HERBORISTORY

LE PORTAIL DES PLANTES MÉDICINALES

Antiquité

Antiquité (3)

mardi, 09 juin 2015 00:49

Hippocrate (460-356 avant J.C.)

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Connues depuis l’antiquité, aromatiques, sédatives ou curatives, les plantes médicinales peuvent se révéler redoutables.

Dès le 5ème siècle chaque monastère possédait son hortulus composé d’au moins seize simples estimées nécessaires à la thérapeutique. On y trouve le lys, la rue, la tanaisie, la sarriette, la sauge, la rose, le fenouil, la menthe….

C’est Hippocrate qui différencie usage interne et usage externe et qui définit la notion de dose qui permet de distinguer la drogue du poison.

HIPPOCRATE le Grand

460-356 avant J.C.

Médecin grec

"J'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté"

Hippocrate la plus grande figure de la médecine antique ne créa pas la médecine ; il était en fait le descendant d'une longue lignée de médecins enrichis par les observations médicales de plusieurs siècles.

La légende a jeté Hippocrate dans le monde des grands hommes ; certains font remonter sa généalogie aux dieux de l'Antiquité : à Hercule par sa mère et à Esculape par son père. Il aura pour maîtres les plus grands hommes de son époque, le plus illustre est Démocrite qu'il traitera plus tard de fou. Il est en correspondance avec les puissances de la terre, les rois et les philosophes : Platon et Aristote sont parmi ceux-ci

Bien davantage que le "père de la Médecine," il en est le réformateur: dans le traité de "L'ancienne médecine", il déclare que depuis longtemps la médecine est en possession de toutes choses, mais il y attaque ceux qui veulent faire reposer la science médicale sur des hypothèses.

Sa vie aussi bien publique que privée ne nous est pas parfaitement connue; beaucoup d'historiens ont romancé cette vie que chacun voulait parfaite et exemplaire. L' histoire cependant est tenue de se montrer plus sévère dans son jugement, plutôt que de recourir aux fictions dans le but d'instruire les hommes.

On s'accorde à penser qu'Hippocrate est né la première année de la quatre-vingtième olympiade, vers 460 avant Jésus-Christ sur l'île de Cos, une île de la mer Egée, en Asie Mineure, au temps de la splendeur d'Athènes, dans le grand siècle de Périclès, dans une famille vouée au culte d'Asclépios, le dieu grec de la médecine, qui y avait un temple.

Selon un auteur grec, Soranos, Hippocrate appartenait à l'illustre famille des Asclépiades - des prêtres médecins - il était le fils d'un nommé Héraclide, qui se disait descendant d'Asclépios (Esculape), ce qui lui conférait une origine divine en descendance d’Apollon.

Hippocrate apprend la médecine sacerdotale et l'anatomie auprès de son père, Héraclite.

Il quitte très jeune son île natale. Il eut l'occasion de s'instruire au cours d'un voyage durant douze années à travers le monde, qui le mène à Athènes pour y étudier auprès de Gorgias, puis en Thrace, en Thessalie et auprès de Perdiccas roi de Macédoine, les îles de la mer Egée, l'Asie Mineure, l'Egypte [i1 n'est pas impossible qu'au cours d'un de ces séjours en Egypte, il ait pu avoir connaissance du papyrus médical désigné actuellement par le terme de papyrus Edwin Smith , l'Italie. Après avoir rencontré les hommes les plus distingués et les plus illustres de l'époque dans toutes les branches de la connaissance humaine; il rentre à l'île de Cos, ayant appris qu'une épidémie de peste sévissait à Athènes. Il se met au service de sa patrie bien que le roi de Perse lui offre de nombreux présents pour l'attirer dans sa cour. Un document de la bibliothèque nationale (n° 7028) indique qu'Hippocrate, arrivé à Athènes décima la peste en faisant allumer de grands feux par toute la ville et en ordonnant de suspendre partout des fleurs odorantes, il aurait remarqué que les forgerons et toux ceux qui travaillent avec le feu étaient exempts de la maladie pestilentielle.

S'il existe de nombreux récits à la gloire d'Hippocrate, il était inévitable que d'autres récits peu crédibles tentent de discréditer l'image du personnage. Ainsi certains lui imputèrent l'incendie de la bibliothèque de Cnide, ainsi que celle de Cos non sans en avoir auparavant recopié tous les documents intéressants pour son usage personnel.

Sa réputation commença à s'établir pendant la guerre du Péloponnèse entre 431 et 404 av. J.C. Au moment de la guerre du Péloponèse, au IVe siècle avant JC, les médecins sont encore pour certains organisés avec les prêtres autour d’établissements de soins, les asclépeions. Il s’agit de temples dédiés aux malades. Mais ces lieux ont une démarche contraire à celle souhaitée par Hippocrate, car irrationnelle, fondée sur la croyance dans les miracles et témoignant de la forte imprégnation psycho-somatique, voire parfois hystériforme du peuple grecque.

Ecole d'Hippocrate
Pour se dégager de cette approche des asclépeions, et pour revenir au sens d’Hippocrate (qui n’enseignait et ne pratiquait pas dans un temple), les écoles de médecins voient le jour. Les médecins gagnent alors leur vie en offrant leur service à de riches marchands, ou à des hommes politiques. Dans le même temps ils prodiguent leurs soins aux esclaves, aux pauvres et aux soldats.

Vers l'an Platane Kos420 avant Jésus-Christ il fonde son école. Il tenait, selon la tradition, ses consultations sous le platane de la ville de Cos (en réalité, la ville semble avoir été fondée après sa mort...). Le Maître de Côs a fondé (ou tout au moins profondément modifié) dans son île natale, un centre médical, lieu de rencontre et d'enseignement, qu'il dirigera jusqu'à sa mort.

La grandeur du personnage apparaît à travers le portrait qu'il dresse du médecin:

"On le reconnaît à son extérieur simple, décent et modeste. Il doit être grave dans son maintien, réservé avec les femmes, affable et doux avec tout le monde. La patience, la sobriété, l'intégrité, la prudence, l'habileté dans son art sont ses attributs essentiels" (De Decenti Habitu).

"Guérissez quelquefois gratuitement en ayant comme seul espoir la reconnaissance et l'estime des autres. Si l'occasion se présente, secourez l'indigent et l'étranger car, si vous aimez les Hommes, vous aimerez votre Art. Lorsque vous serez appelés à disserter sur votre travail, n'employez jamais de grands mots et bannissez les discours pompeux Si une maladie vous offre le choix entre plusieurs moyens de guérison, choisissez toujours le plus simple et le plus pratique à appliquer, c'est la voie que doit prendre tout homme éclairé qui ne cherche point à en imposer ". La profession se fonde sur le concept de compétence médicale, concept rapportée par Socrate.

Hippocrate tient l'un des premiers rangs parmi les écrivains de l'Antiquité. Ses œuvres suscitent encore l'admiration enthousiaste, les attaques passionnées, les commentaires les plus divers. 
Il n'est pas moins à la fois un grand philosophe et un habile médecin. La réputation commence dès son vivant. Socrate déjà le donne en exemple à ceux qui veulent devenir de bons médecins. Sa renommée est telle qu'elle efface presque tous les autres médecins si bien que beaucoup d'écrits de ses prédécesseurs (ou de ses contemporains) et même de ses successeurs sont confondus et inscrits sous son nom.

L'œuvre écrite d' Hippocrate, à laquelle on a donne le nom de Collection hippocratique [l'Hexacontabiblos, recueil des Soixantes livres ou encore Corpus Hippocraticum] représente actuellement 45 ouvrages, mais ils montrent une telle hétérogénéité, qu'il est certain qu'ils ne lui sont pas tous attribuables car il est difficile de savoir avec précision comment s'est formée cette collection et où ont été puisé les éléments qui la constituent. Elle a du moins le mérite de nous présenter l'état des connaissances médicales à la fin du V ème siècle et au début du IV ème siècle avant Jésus-Christ. Ses écrits montrent qu'il avait une assez bonne connaissance de l'ostéologie mais qu'il ignorait presque tout de l'organisation anatomique du corps humain.

La méthode hippocratique

La méthode hippocratique est donc une méthode pragmatique qui se distingue alors nettement des méthodes religieuses ou magiques faites d’incantations.

Au moment de la mort d’Hippocrate en 377 environ avant JC, la médecine s’est donnée ses propres repères et éléments de réflexion, indépendant des croyances religieuses. Platon, bien que non médecin, les expose dans ses dialogues ; ils constituent les éléments clefs de l’évolution du métier de médecin. Il s’agit de

-- L'application des quatre éléments naturels au corps humain
La médecine et la physiologie d'Hippocrate reposent sur les mêmes hypothèses que celles des philosophes naturalistes : quatre éléments fondamentaux (le feu, l'eau, la terre et l'air) sur lesquels se plaquent quatre caractères entrant dans la composition du corps humain (le chaud, le froid, le sec et l'humide)

-- La théorie des Humeurs
De même il expose la théorie des humeurs : le sang, la lymphe ou phlegme, la bile jaune et la bile noire ou atrabile.
Il conçoit par ailleurs le « pneuma » appartenant à l’air et au feu, et qui caractérise le souffle vital. L'homme est malade lorsqu'une de ces humeurs est trop abondante ou se trouve altérée. Sous l'action des forces curatives de la nature, une crise peut se produire et cette humeur est expulsée avec les émonctoires (sueurs, urines, sang, bile, selles). Le rôle du médecin est d'aider la nature en utilisant des gestes ou des médicaments agissant dans le même sens (similia similibus curantur), soit au moyen des évacuants saignée, purgatifs, clystères vomitifs et diurétiques; soit au moyen de révulsifs, ventouses et pointe de feu.

Face à une médecine où règnent mysticisme et superstitions, il recommande l'observation systématique des faits avant d'énoncer les hypothèses.


Hippocrate met en avant l'intérêt capital de l'interrogatoire et de l'examen du malade; il ne s'intéresse guère qu'aux symptômes généraux, tels les modifications du sommeil, de l'aspect physique, du caractère, de la sueur, des urines et des selles. Il utilise une pharmacopée mêlant matières minérales, végétales et animales.
Plutôt que d'attribuer le mal à une volonté ou une vengeance divine, il est le premier à prendre en considération l'influence de facteurs tels que le climat, l'état de l'atmosphère, la température, l'influence des saisons, des pluies, des vents et des orages, l'âge du malade ou le régime alimentaire, sur la santé.

Il pratique également la chirurgie grâce à de nombreux instruments et objets de pansement. Il pratique l'extension et la contre-extension des fractures et des luxations; il arrête les hémorragies en faisant des compressions avec des éponges et recouvre les plaies de compresses imbibées de vin chaud. 
Il pratique des interventions pour évacuer les calculs rénaux, extirper les hémorroïdes et même des trépanations. Les cancers, hernies étranglées et calcul de la vessie sont considérés comme inopérables.

En obstétrique, il sait transformer une présentation vicieuse en présentation du sommet et dans les cas désespérés pratique l'embryotomie.

Avant Hippocrate il existait des écoles médicales, les unes en pleine activité, les autres déjà tombées en décadence. Hippocrate a personnellement combattu l'une de ces écoles: celle de Cnide, il a discuté les théories contenues dans les livres de ses contemporains ou de ses prédécesseurs contribuant ainsi sans doute à faire disparaître les productions de la littérature antérieure.

Ce qui distingue Hippocrate, c'est une haute idée de la médecine, de son étendue, de sa difficulté, de son but; un perpétuel souci de la dignité médicale et des devoirs de la profession, une répulsion pour ceux qui la compromettent, enfin une continuelle sollicitude du soulagement des malades. Il exposera toute la difficulté de l’art d’être médecin : " il faut non seulement faire soi-même ce qui convient, mais encore faire que le malade, les assistants, et les choses extérieures y concourent ".

Hippocrate montre les difficultés qui entravent l'étude et la pratique de la médecine: ennuis et répugnances qu'il faut vaincre pour l'exercer, l'ingratitude des malades, le défaut de discernement que le vulgaire met à juger ce qui concerne la médecine et les médecins.

Hippocrate unissait une vaste expérience médicale à une grande pratique des hommes, Hippocrateayant étudié non seulement en médecin mais aussi en philosophe, il joignait la noblesse du caractère à la profondeur de l'esprit. Il critique parfois ses confrères mais sait aussi reconnaître ses erreurs, en indiquer la source afin que les autres médecins évitent d'y tomber.

Dans l'un de ses traités, il s'élève avec force contre les médecins qui se contredisent mutuellement dans leurs prescriptions et qui, de cette manière discréditent tellement leur profession aux yeux du vulgaire, qu'on se persuade qu'il n'y a réellement point de médecine ou qu'on la compare à l'art de la divination.

Tout ce qui reste de lui, tous ses enseignements, ses écrits montrent bien qu'il n'a rien voulu créer de nouveau, mais qu'il a refondu t réformé ce que ses ancêtres avaient déjà imaginé et que ses contemporains appliquaient parfois sans discernement.

Hippocrate ne paraît pas avoir eu de véritables successeurs dans la voie où il entra: on ne peut lui comparer dans l'Antiquité que Socrate, Platon et Aristote.

Après de nombreux voyages, il retourna en Grèce, il aurait terminé son existence à Larissa où il mourut vers 370 avant J.C. L'âge de sa mort est incertain. Les uns le font vivre jusqu'à 85 ans, d'autres jusqu'à 109 ans. Comme si l'on ne pouvait se décider à laisser mourir un homme aussi illustre "ce médecin philosophe, égale aux Dieux", qui demeurera l'un des géants de la médecine, il y a 2450 ans.

D'Hippocrate il reste une éthique à laquelle, en prêtant encore aujourd'hui le fameux "serment", les médecins rendent un juste tribut, et qui fait du médecin de Cos le père, sinon de la médecine moderne, du moins de la déontologie médicale.

Source : www.medarus.org/

mardi, 09 juin 2015 00:45

Dioscoride

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Dioscorides

Dioscoride, un disciple d’Hippocrate, référença 609 drogues d’origine végétale, dans son ouvrage De Materia Medica dont Jean-Marie Pelt dit qu’il reste la «Bible» de la thérapeutique et qui servit pendant plus de quinze siècles à tous ceux qui se sont intéressés aux sciences pharmaceutiques.Cet ouvrage, en cinq tomes, donna son nom à l’enseignement dispensé dans les facultés de Pharmacie sous le vocable de matière médicale devenu depuis quelques années pharmacognosie, c’est-à-dire connaissance des drogues.

Dioscoride, un disciple d’Hippocrate, référença 609 drogues d’origine végétale, dans son ouvrage De Materia Medica dont Jean-Marie Pelt dit qu’il reste la «Bible» de la
thérapeutique et qui servit pendant plus de quinze siècles à tous ceux qui se sont intéressés aux sciences pharmaceutiques. Cet ouvrage, en cinq tomes, donna son nom à l’enseignement dispensé
dans les facultés de Pharmacie sous le vocable de matière médicale devenu depuis quelques années pharmacognosie, c’est-à-dire connaissance des drogues.

On sait peu de choses sur sa vie. Son traité De materia medica « Sur la flore médicinale » qu'il rédige vers 60 après J.-C. donne à penser qu'il a été médecin militaire sous les règnes de Claude Ier et de Néron. Ses nombreux déplacements à l'étranger tout au long de sa carrière lui ont permis de rassembler de nombreuses informations sur les plantes médicinales collectées dans tous les coins de l’Empire romain et du monde grec.

De materia medica est, sans doute, l'ouvrage de botanique qui eut la plus grande influence dans l'histoire de cette discipline. Il décrit l'utilisation médicale de 1 000 substances, les quatre cinquièmes sont des végétaux, le reste des animaux et des minéraux. Il donne le nom populaire de chaque espèce, et les décrit brièvement, il indique leurs vertus et comment les récolter. Il tente de donner, lor

phique. Par la suite, d'autres auteurs ou médecins ajoutèrent à son œuvre des synonymes des noms grecs de plantes dans les principales langues du bassin méditerranéen.

L'œuvre est avant tout un ouvrage médical, et Dioscoride ne s'intéresse que peu à la botanique en tant que telle.

ATLAS de la FLORE MAGIQUE ET ASTROLOGIQUE DE L'ANTIQUITÉ

mardi, 09 juin 2015 00:39

Théophraste (371 av. J.-C)

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 La science de la biologie est née de la rencontre sur l'île de Lesbos d'Aristote avec Théophraste. Le premier orientant ses études sur les animaux et le second sur les plantes. Théophraste est en quelques sortes le père de la Botanique antique.

theophrasteThéophraste (en grec ancien Théophrastos) est un philosophe de la Grèce antique né vers 371 av. J.-C. à Eresós (Lesbos) et mort vers 288 av. J.-C. à Athènes.

Élève d’Aristote, il fut le premier scholarque du Lycée, de 322 à 288 av. J.-C., botaniste et naturaliste, polygraphe ou encore alchimiste;

La spécialité de Théophraste était l’étude des sciences naturelles et plus particulièrement celle des plantes, sujet de deux de ses ouvrages : Histoire des plantes et Causes des plantes.

Un grand nombre d’observations personnelles ou vérifiées dans l’Histoire impliquent l’emploi de la même méthode : par exemple, Théophraste distingue les plantes d’après leurs parties, leurs accidents, leurs naissances, leurs manières de vivre, leurs usages.

Dans Recherches sur les plantes et Causes des plantes (dans laquelle on trouve les prémices du système sexuel) il explique les différences d’après les principes d’Aristote ; il y a dans les deux ouvrages l’affirmation, implicite et explicite, que la nature est soumise à des lois régulières.

Théophraste créa un vocabulaire spécifique qui décrivait les différentes parties d’une plante. Dans ses écrits, il ajoute ses observations personnelles aux connaissances des auteurs plus anciens et contemporains.

Théophraste est à l’origine de la différenciation théorique entre le règne animal et le règne végétal, distinction qui permit la naissance d’une véritable nouvelle discipline à part entière, possédant ses propres méthode et vocabulaire : la botanique.

Théophraste est le fondateur de la botanique en tant qu'étude des plantes en elles-mêmes et non pour leurs utilités. Son Histoire des plantes, ou Recherches sur les plantes traite de la morphologie et de la classification des végétaux. Une part importante de l’ouvrage est consacrée à un inventaire raisonné des plantes et comprend des informations sur l’influence du milieu sur leur développement, sur leur mode de reproduction et sur leur utilité.

Théophraste évoque des espèces lointaines qui ont été importées après les conquêtes d’Alexandre le Grand, ou qu’il a reçues d’Égypte ; il les classe en quatre groupes :

  • Les arbres (« dendron »91)
  • Les arbustes (« thamnos »92)
  • Les sous-arbrisseaux (« phruganon »93)
  • Les herbes (« poa »94 c’est-à-dire les végétaux non-ligneux).

Conscient de l’aspect arbitraire de ce système et convenant qu’une plante pouvait appartenir à plusieurs groupes, Théophraste se fonde sur le fait que les plantes ont une croissance indéterminée pour établir leur singularité. Les Causes des plantes aborde les questions de la physiologie végétale, notamment la croissance et la reproduction, pour lesquelles Théophraste créa un vocabulaire spécifique qui décrivait les différentes parties d’une plante.

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"Il faut accepter de planter pour que d'autres récoltent ailleurs et plus tard."

[Bernard Werber] Extrait de La Révolution des fourmis